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La peur d’être jugé en thérapie

Parler de soi devrait soulager.
Et pourtant, l’idée d’être observé, évalué ou mal compris peut freiner.

Entrer en thérapie ne commence pas toujours par une demande claire.

Souvent, cela commence par une hésitation.

La peur d’être jugé.
D’en dire trop.
De ne pas dire “les bonnes choses”.
Ou au contraire, de révéler quelque chose d’inavouable.

Même l’idée de parler librement peut devenir intimidante.
Comme si, en face, quelqu’un allait mesurer, comparer, interpréter.

Cette peur est fréquente.
Et surtout, elle a une histoire.

Elle s’inscrit souvent dans une souffrance vécue : un vécu intérieur parfois ancien, fait d’adaptations, de silences et de protections, qui continue d’agir même lorsque l’on souhaite aller mieux.

Un accompagnement de thérapie en ligne peut alors être utile.
illustration d'une hésitation, d'une demande pas encore claire, qui bouge, évolue
Être écouté sans être jugé
n’est pas une évidence pour tout le monde.

D’où vient cette peur du jugement

Rarement de la thérapie elle-même.

Cette peur s’est souvent construite ailleurs.
Dans des espaces où il fallait se justifier.
Se défendre.
Se conformer.

Quand, enfant ou adulte,
exprimer ses émotions a été accueilli par des critiques,
des conseils non demandés,
ou des silences lourds,
le corps apprend à se protéger.

Alors, même dans un cadre thérapeutique,
la vigilance reste là.
Comme une alarme.

Ces mécanismes peuvent aussi se rejouer dans les relations actuelles : difficulté à se sentir en sécurité dans le lien, peur d’être mal compris, ou répétitions relationnelles.
Une page est consacrée à ces blocages relationnels.

Ce qui se joue réellement dans cette crainte

La peur d’être jugé ne parle pas seulement de honte.
Elle parle aussi de vulnérabilité.

Dire ce qui fait mal.
Nommer ce qui se répète.
Reconnaître ce que l’on ne comprend pas soi-même.

Ce n’est pas rien.

Craindre le regard de l’autre,
c’est souvent craindre de se voir soi-même
à travers ce regard.

Et parfois,
ce qui inquiète le plus,
ce n’est pas d’être jugé…
mais d’être vu.
La thérapie n’est pas un espace d’évaluation.
Il n’y a pas de bonne manière de parler.
Ni de récit attendu.

La peur d’être jugé
n’est pas un obstacle à la thérapie.
Elle en fait souvent pleinement partie.

Elle peut être dite.
Accueillie.
Explorée.

Sans avoir à être dépassée à tout prix.
Dans mon approche en thérapie intégrative, je propose un cadre respectueux du rythme de chacun·e, où émotions, histoire personnelle, mécanismes de protection et vécu corporel peuvent être explorés sans jugement.

Prendre le temps de vérifier le cadre

Il est possible de rester prudent.
D’observer.
De tester.

Le lien thérapeutique se construit progressivement.
Il ne se décrète pas.

Pouvoir sentir si l’on se sent respecté,
écouté,
laissé libre dans son rythme,
fait partie intégrante du processus.

Il n’y a aucune obligation à se livrer rapidement.
La sécurité se construit souvent
dans les détails.
La peur d’être jugé
n’empêche pas le travail thérapeutique.

Elle peut même devenir
un point d’entrée précieux.
___

À comprendre.
À apprivoiser.
À écouter.

Et si vous vous posez la question…

Si cet article résonne,
si certaines phrases vous parlent plus que d’autres,
cela ne vous engage à rien.

Il est possible de prendre un premier temps d’échange
simplement pour voir si un accompagnement ferait sens pour vous.

Sans urgence.
Sans obligation.
À votre rythme.
CLEMENTINE CHATELUS
Psychopraticienne
chatelusclementine@gmail.com
06 50 08 94 67
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